Il ont tous un avis là dessus. Sans même avoir touché l’appareil ni connaître véritablement toutes ses fonctions, les analystes prédisent, à la décimale près, les retombées de l’iPhone sur le marché du mobile et sur la santé d’Apple.
Ces derniers jours, donc, c’est l’emballement. Rien à voir avec le lancement de Vista en janvier.
Dans les dépêches et les articles aux États-Unis, il y a les habitués du commentaire, ceux que l’on voit partout ailleurs. Ils s’appellent “Gene Munster de Pipper Jaffray”, “Michael Gartenberg de Jupiter Research”. 5, 10, 15% de parts de marché ; 100.000, 200.000 ventes les premiers jours… qui dit mieux ?
Mais le phénomène touche aussi l’étranger.
La semaine dernière, Gartner s’est fendu d’un mail pour présenter à la presse française son équipe d’analystes chargés de répandre la bonne parole. Depuis, l’institut d’études a publié de rapports largement repris, sur la réception dans le grand public et chez les professionnels.
Forrester, Ovum, l’Idate, ils sont, eux aussi, tous prêts à dégainer
Et c’est donc à qui marquera le plus les esprits pour être le plus largement repris.
Hier, le français Sia Conseils envoyait aux journalistes son étude “iPhone: mythe ou réalité”.
Conclusion, Apple sera numéro deux de la téléphonie mobile aux États-Unis, en 2012, avec 18% du marché, coincé entre Motorola et Nokia.
De même, le cabinet de conseil en stratégie “évalue entre 8 et 10 Mds $ les revenus générés par l’iPhone à l’horizon 2008. Ces nouveaux revenus pourraient faire bondir le CA de la firme à la pomme de 50% sur 2 ans et avoir un impact sur sa valorisation boursière de 40 à 50 Mds $ pour atteindre 140 à 150 Mds $”.
Mais tout de suite après, Sia Conseils liste neuf facteurs de risques (sur-communication et effet déceptif, l’écran tactile, fiabilité des réseaux, marché européen… ), qui pourraient remettre en cause toutes ces prévisions.