(non) merci pour la question

15 novembre 2007 par

Interviewer un vice-président d’Apple, Phil Schiller en l’occurrence, le patron du marketing produit, peut ressembler à la conduite d’un TGV. Tant que l’on reste bien calé sur les rails du sujet de l’interview du jour – à savoir le lancement de l’iPhone anglais – tout va bien. Mais si l’on emprunte un mauvais aiguillage et part sur des considérations autour d’iTunes et de son éventuelle position de monopole, bing! c’est direction le ballast. Comme peut en témoigner le journaliste de Channel 4 qui sitôt qu’il abordait la question a vu débouler deux représentants d’Apple dont Allan Hely le responsable de sa communication pour l’Europe. Pendant que Schiller donne l’impression d’avoir planté face à la question, tous les deux expliquent qu’ils sont « très excités » par le lancement de l’iPhone et que pour iTunes on verra un autre jour, merci. Et la jeune femme de demander au journaliste de rester bien concentré (« focused ») sur le sujet du jour et de ne pas en dévier parce que ce serait tout de même gâcher la fête. Et chez Apple, la fête, c’est sacré.

     

8 commentaires pour “(non) merci pour la question”

  1. hilde dit :

    ben ouais apple c’est devenu ça… il a pas fallu des années pour que le méchant crosoft soit égalé dans la façon de se conduire….

  2. Loïc dit :

    Phil Schiller « planté » mdr, c’est vrai qu’il a un peu la physionomie de « PC » en plus

  3. pim dit :

    L’intervention des deux intervenants façon gorille ou videur de boîte est particulièrement maladroite ! Ils auraient mieux fait de laisser Phil Shiller se dépatouiller de la question. En tout cas c’est pas Steve Jobs qui aurait « planté » une question comme ça ! Et du coup Phil gagne en sympathie à mes yeux, je le trouve effectivement beaucoup plus « style PC », style Bill Gates qui crâne pas trop et la ramène pas !

  4. MDY dit :

    C’est dingue à quel point la com’ est reine ! Limite Schiller se voit ordonné de retirer son micro, par les deux communicants, non pas pour l’excuse bidon que l’interview serait sorti de son cadre premier, mais par peur de dire des conneries, a-t-on l’impression.

  5. Lâm dit :

    boom.

  6. Moonwalker dit :

    D’autant plus idiot que le terme de monopole concernant ITS est discutable (dans le sens qu’on peut en débattre, ce n’est pas établi).

    Apple devrait définir une position sur cette question (une série de phrases toutes faîtes) et comme cela Phil réciterait sa leçon au monsieur et les deux affreux continueraient à siroter leur mauvais soda (car visiblement il donne des aigreurs).

  7. oomu dit :

    une situation de monopole, c’est décrit par la loi. ce n’est PAS à vous de DEBATTRE !

    c’est pas un truc qu’on invente comme ca pouf !

    itunes sera en monopole quand il aura anéanti la concurrence et que la moindre décision dessus aura un impact sur le financement d’artistes, sur la création d’entreprise ou leur destruction. A ce moment là, la justice demandera à la société de lâcher du lest.

    le monopole sera illégal quand il y aura manipulation, mensonges, corruption financière comment tentative d’éjection d’entreprises du marché. A ce moment là, un juge demandera des compensations lourdes.

    tout cela est codifié, établi, connu, et ils ont l’habitude. l’informatique et le bidule rigolo électronique n’est pas la seule industrie.

    -
    mais tout cela, c’est arrivé à IBM et Microsoft, pas apple.

    de quoi avez vous peur ?

    qu’un jour le chevalier blanc soit noir ? on s’en fiche totalement. le jour où cela arrive, tant pis mais arrêtez d’y voir une fatalité.

    y a des tonnes de sociétés qui ont PAS atteint les records de Microsoft.

    TOUT va BIEN.


    quand à Schiller, il a pas le charisme et l’aplomb de Jobs. Jobs aurait clairement dit à la journaliste d’aller voir ailleurs , merci, ici c’est iphone.

    alors que Schiller semble se demander s’il doit sauter par la fenêtre…


    Commentaire d’un commentaire :
    bill gates crâne pas trop ? parce que Gates, il a pas grand chose à dire ces temps ci
    et que Ballmer est infecte. alors on se dit que mr Gates n’est pas un crâneur.

    Gates a jamais été infecte comme Ballmer, ouf, mais prenez votre machine à remonter le temps et fonçons dans les années 80, qui vois je couché lascivement sur un bureau et un PC en couverture du Times ? mais oui ! William Gates the Third !

    qui avait des opinions péremptoires sur le futUuuuur ? GATES !

    non non, Gates a jamais été une double crème d’humilité. et c’est une bonne chose. Ballmer est un crétin fini et c’est une très mauvaise chose.


    Jobs est sans concession, il ne s’excuse pas d’être brillant, et ses propos sont entièrement focalisés sur le fait qu’Apple a une mission : vendre le meilleur produit ,bordel de chi… ceci est une très bonne chose. Le meilleur patron qu’ait connu Apple.

    Schiller en comparaison… je ne le vois pas le genre capable de tenir la barque sans se faire dévier par les considérations débiles de rentabilité à court terme. Genre Apple dans les années 90.

    une entreprise a besoin de vision et de fermeté.

  8. Stephane dit :

    Mouais, Jobs aurait répondu un truc du genre :

    Vous avez parfaitement raison et c’est parce qu’Apple maîtrise à la fois la partie logicielle et matérielle que nous sommes en mesure de fournir à nos clients la meilleure expérience utilisateur qui soit sur un téléphone mobile.