Stieg Larsson en fait un peu trop
5 janvier 2008 par VincentPour Noël, on m’a offert la trilogie Millenium de Stieg Larsson. Trois romans suédois publiés chez Acte Sud. Trois épisodes de la vie d’un journaliste économique. J’ai commencé le premier volume, Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes (titre ambigu) avant hier. lecture facile, écriture qui n’a rien d’exceptionnel mais, c’est vrai, construction intelligente, vraiment feuilletonesque. J’avance vite, trois cents pages déjà.
Ce qui m’amuse, et qui sonne d’un bruit un peu étrange, c’est cette ode au Mac. Régulièrement, le héros prend son iBook. il ne saurait pas vivre sans. Alors qu’il mène une enquête personnelle pour résoudre un mstérieux crime vieux de trente-six ans, il va sur Internet, sur le site http://www.ibrium.se acheter et récupérer un logiciel dont il ne saurait se passer, un shareware du nom de NotePad deluxe (je suis allé voir, ça existe, c’est daté mais en effet, c’est un très bon programme). Panégyrique du Mac. Un autre personnage, qui évolue en parallèle, doit se racheter un ordinateur. Son « Apple iBook 600 blanc avec son disque dur de 25 Go et 420 Mo de mémoire vive, fabriqué en janvier 2002 et pourvu d’un écran de 14 pouces » a été cassé dans un bête accident. Ce genre de phrases, c’est impossible. Ça sonne faux. Artificiel. Et ce n’est pas fini. Un peu plus bas : « La perte de l’ordinateur était un coup au moral mais pas une catastrophe. Lisbeth Salaner s’était parfaitement bien entendue avec lui au cours de cette année de vie commune. Elle avait fait des copies de tous ses documents et elle possédait un vieux Mac G3 fixe, plus un PC Toshiba portable qu’elle pouvait utiliser. Mais — bordel de merde ! — elle avait besoin d’une bécane rapide et moderne ». Du coup, elle fait son choix et opte « pour le meilleur choix possible : le nouvel Apple PowerBook G4 à 1GHz, coque en alu et doté d’un processeur PowerPC 7451, AltiVec Velocity Engine, 960 Mo de RAM et d’un disque dur de 60 Go » et de terminer le paragraphe en précisant qu’il « avait Bluetooth et un graveur CD et DVD intégré » et surtout « le premier écran 17 pouces du monder des portables avec une carte graphique Nvidia et une résolution de 1 440 x 900 pixels qui ébahissent les adeptes des PC et déclassent tout ce qu’on pouvait trouver d’autre sur le marché ». Le pire est que pour avoir cette « rolls des portables », le personnage va devoir se battre avec son tuteur comme on ne l’imagine pas…
Évidemment, j’aime les Mac, mais là j’avoue que c’est un peu trop. À se demander si Apple ne va pas jusque faire du placement de ses produits dans les romans et si, dans le deuxième volume, ce n’est pas une machine HP, parce que le fabricant aura payé plus cher, qui sera ainsi vantée. En tout cas, c’est assurément un excellent policier.

5 janvier 2008 à 13:18
Comment tu ne connaissais pas notepad deluxe ?
Je n’ai pas pu m’en passer pendant des années !
Non mais le placement de produit comme dans les films et les séries je crois pas, l’auteur a peut-être des actions Apple par contre
5 janvier 2008 à 16:03
Paix à son âme surtout, lui qui n’aura pas conu le succès de ses livres
5 janvier 2008 à 22:45
Le mac est presque un personnage à part entière chez Stieg Larsson.
Je n’ai pas trouvé qu’il en fait trop, juste que c’était un Apple maniaque.
A part ça, j’ai adoré les trois Millénium. :up:
7 janvier 2008 à 12:24
dans le 3, c’est plutôt le palm le hero… mais Larsson est décédé avant la présentation de l’iphone.
et c’est pas Salaner, mais Salander
11 février 2008 à 22:37
Je pense que tu es injustement dur avec Stiegg Larsson en lui prêtant ces intentions publicitaires car les trois volumes ont été écrits avant que le premier ne soit publié.
Imagine-t-on Apple payer des « écrivains en herbe » inconnus??
A mon sens ce charabia technique est plus là pour accentuer le côté « mystérieux » du hacker qu’est Salander (au vu du lecteur novice en informatique)…
Et quand tu dis » Ce genre de phrases, c’est impossible. , je suis surprise: moi même j’attends avec impatience le nouveau macbook pro cadencé à 2,6 Ghz, écran 17 pouces anti reflet, 4Go de ram et 250 Go de DD…
11 octobre 2008 à 9:21
Parution le 15 avril 2008 aux éditions du Toucan de Le Mystère du quatrième manuscrit, une enquête au coeur de la série Millénium par Guillaume Lebeau.
6 janvier 2009 à 15:09
Pareil, je trouve cette critique totalement injuste et injustifiée, et c’est Actes Sud et non Acte Sud !!!
14 février 2009 à 17:01
Certes, je comprend qu’on défende son auteur fétiche parce qu’on a adoré ses romans…
Mais il ne faut pas pousser le vice jusqu’à se rendre aveugle!
Il s’agit là de placement de produit pur et simple! Ce qui ne veut pas dire que l’auteur ait été payé pour le faire.
[quote]je trouve cette critique totalement injuste et injustifiée[/quote]
Injustifiée? lol Tout l’article est une justification en soi!
[quote]Imagine-t-on Apple payer des “écrivains en herbe” inconnus??[/quote]
Bien entendu!
[quote]les trois volumes ont été écrits avant que le premier ne soit publié[/quote]
Ce qui permet donc à Apple de placer sa marque et de s’assurer l’exclusivité du placement sur la trilogie.
Attention, je précise bien que je n’ai rien pour prouver un contrat entre l’auteur et le fabriquant, mais il ne faut pas se leurrer, le placement de produit existe, et il est pratiqué bien plus qu’on ne le pense.
2 novembre 2010 à 5:43
Moi j’ai bien aimée la trilogie Millenium, pour le jargon informatique (plutôt basique) dans le livre, pour une fois que ça touche les produits Apple, je ne pense pas que c’est un complot publicitaire. Dans les plupart des roman ou polar ou on se lance même dans un jargon hacker ou informatique plus riche en détail. Là on a presque toujours à faire aux ordinateurs PC, et personne de dit rien. Je pense que, toute simplement, l’écrivain Stieg Larsson a choisi le Macintosh comme outil idéal pour le personnage Salander. Même si pour devenir hacker on conseille plutôt un PC avec system Linux version textuel qu’un Mac, qui tourne sur une dérivée du system Unix, qui est aussi puissant outil pour un hacker tel que le system Linux. Dommage qu’il n’est pas là parmi nous pour nous écrire d’autres romans et irriter peut-être d’autres utilisateurs accro aux leurs PC. Toute façon toute cette peur de produits Apple n’a aucun sens, grâce au Windows (et Linux) le PC se trouve partout.